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La Cour des comptes est un organe important de contrôle auquel la loi organique de 2001, aussi bien que la Constitution, confient une mission d’assistance du Parlement.
A ce titre, il serait souhaitable de procéder à une avancée démocratique associant le Parlement à la désignation du nouveau ou de la nouvelle présidente de cette institution.
Le Président de la République et le gouvernement doivent accepter l’idée que la désignation du président ou de la présidente d’un organe en charge de leur contrôle ne peut procéder exclusivement de leur choix.
Il faut d’abord rappeler que, chaque année, le montant de la fraude fiscale est équivalent à celui du grand emprunt dont on parle tant. Et que le secret bancaire n’a d’intérêt que pour les fraudeurs ou les délinquants. Le système bancaire suisse en a fait son fonds de commerce. Cela ne l’autorise nullement à hausser le ton. Dans le contexte actuel, cela devrait plus que jamais l’inciter à la modestie et à la coopération.
Or, on assiste à un basculement inadmissible qui voudrait que la recherche de la fraude et de la délinquance soit répréhensible, ce qui est un comble.
La Suisse n’a pas à menacer. Si elle ne veut pas coopérer, un simple amendement à la loi de finances peut rendre illégale toute transaction avec une banque suisse qui ne soit pas la contrepartie d’une opération commerciale justifiée.
Les rôles sont aujourd’hui scandaleusement inversés et il appartient au gouvernement de rétablir rapidement les choses.
Hier, le 8 décembre 2009, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a décidé de quitter la séance, après avoir entendu tous les orateurs, puisqu’un vote leur était refusé à l’issue d’un débat souhaité par l’UMP.
Resté seul avec ses amis, Monsieur Besson a lâchement insulté les absents, dont moi-même. Je répondrai simplement qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que l’incarnation de la trahison insulte la fidélité.
C’est dans l’ordre des choses, lequel on le sait n’inclut pas que le meilleur.
La comparaison entre la votation suisse sur les minarets et le vote français sur la Constitution européenne est une injure insupportable faite à la majorité de celles et ceux qui avaient voté « non », parce qu’ils déploraient l’absence d’orientation sociale et démocratique de l’Europe, son caractère ultra-libéral.
Procéder à un tel amalgame, déjà esquissé par quelques éditorialistes rancuniers, est indigne du Président de la République qui a, par la suite, foulé aux pieds ce vote.
Quant à la leçon de discrétion donnée aux musulmans, au nom du respect de l’empreinte chrétienne, qu’il se rassure. S’agissant d’ostentation, on a jamais vu un imam avec une Rolex.