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samedi
6 mai
2006

Clearstream : mise en garde contre une montée des extrêmes

Dépêche AFP :: Justice ::

Clearstream : mise en garde contre une montée des extrêmes

Henri Emmanuelli (PS) a mis en garde samedi contre une montée des extrêmes en raison de l’affaire Clearstream, estimant que Jacques Chirac, Dominique de Villepin ou Nicolas Sarkozy se devaient d’"avoir le courage" d’agir.

Henri Emmanuelli (PS) a mis en garde samedi contre une montée des extrêmes en raison de l’affaire Clearstream, estimant que Jacques Chirac, Dominique de Villepin ou Nicolas Sarkozy se devaient d’"avoir le courage" d’agir.

"La situation devient insupportable", a affirmé le député des Landes, en marge des Etats généraux du Parti socialiste à Bordeaux, axés sur l’emploi et la croissance.

"Je crains que tout cela ne nourrisse fortement les extrêmes et alimente un rejet de la politique en général et des partis démocratiques", a-t-il ajouté.

Pour lui, "soit le président doit agir", soit le "Premier ministre doit se mettre à la disposition de la justice en tant que simple citoyen" et s’il "s’accroche", alors, c’est "à Nicolas Sarkozy de prendre ses responsabilités".

"Que l’un des trois ait le courage de faire ce qu’il a à faire", a-t-il lancé. Il a accusé le ministre de l’Intérieur d’avoir su dès le printemps 2004 que M. de Villepin avait essayé "de lui porter un coup" et d’avoir attendu "par habileté" 2006 pour porter plainte.

Il a réitéré que le PS n’appelait en aucun cas à des élections anticipées qui seraient "une énormité", car elles pourraient déboucher sur "une cohabitation la dernière année de la présidence, avec une majorité totalement paralysée".

De son côté, Laurent Fabius a estimé qu’il s’agissait d’"une affaire de voyous". Il a jugé que le gouvernement ne pouvait "pas rester en place" et parlé de "déliquescence totale".

Interrogé sur le dépôt d’une motion de censure par le PS pour réclamer le départ du gouvernement, il a répondu : "une motion, c’est possible, mais il faut que le gouvernement parte de lui-même".

Enfin, pour Dominique Strauss-Kahn, il appartient au président de la République d’agir. "Il a plusieurs moyens de le faire, à lui de décider".



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