Le NPS ne souhaite pas seulement le retrait du CPE, mais l’abrogation de la totalité de la loi scandaleusement appelée « Egalité des chances ».
Dans l’immédiat, si nous comprenons parfaitement que le mouvement syndical se concentre sur l’abrogation du CPE, nous demandons que le Parti socialiste exige le rejet de la totalité de la loi dite « Egalité des chances ». En effet, si ses Députés et Sénateurs se sont battus avec vigueur contre le CPE, ils l’ont également fait contre l’apprentissage junior, le travail de nuit à partir de 15 ans ou encore contre le « contrat familial » qui confie aux Présidents de Conseils généraux une mission qu’ils rejettent.
Croire que les aspirations du mouvement social actuel se limitent au seul CPE serait une erreur : il est plus globalement l’expression d’un rejet profond du modèle libéral, qui s’est déjà manifesté sans ambiguïté le 29 mai 2005.
Il connaîtra en France, mais aussi dans toute l’Europe, d’autres développements.