Dès le mois d’août 2007, il était évident que « l’alignement » de la France sur les Etats-Unis était devenu, en rupture avec plusieurs décennies de consensus national sur le concept d’indépendance, le nouvel axe de notre politique étrangère. Tout l’indiquait : le choix des hommes comme les premiers actes du nouveau pouvoir. Je faisais observer, à l’époque, que la nomination du ministre des affaires étrangères ne relevait pas simplement de la prétendue ouverture mais du choix de l’un des deux hommes (...)
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Arte : S’il y avait eu un vote, auriez-vous accepté ou non cet envoi de renforts supplémentaires ? Henri Emmanuelli : Non absolument pas. D’abord, on déplore qu’il n’y ait pas eu de vote parce que contrairement à ce que j’entends, la constitution ne prévoit pas que la politique étrangère est du seul domaine du président. La constitution française dit dans son article 20 que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation et qu’il dispose de l’administration et des forces (...)
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Un débat sans vote n’a pas de sens. Le Parlement est élu pour contrôler et décider, et pas pour organiser des causeries. Contrairement à ce que j’entends et à ce que je lis, le Parlement est compétent pour se prononcer et contrôler la politique étrangère de la France, a fortiori ses engagements militaires. L’article 20 de notre Constitution dispose que « le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l’administration et de la force armée. ». Le Gouvernement est responsable (...)
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Monsieur le Premier ministre, au moment où certains membres de l’alliance atlantique s’interrogent sur leur présence dans le bourbier afghan, au moment où un rapport produit par un organe qui coordonne 94 ONG conclut à l’inefficacité et au gaspillage de l’aide promise par la communauté internationale à ce pays, nous apprenons par des indiscrétions de presse que le Président de la République s’apprête à renforcer le dispositif militaire français en Afghanistan. Monsieur le Premier ministre, nous sommes la (...)
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Henri Emmanuelli est Rapporteur spécial, au nom de la Commission des finances, des crédits des missions Aide Publique au Développement (APD) et Prêts à des Etats étrangers. L’examen de ce budget en Commission a lieu ce mercredi matin 7 novembre en présence des ministres concernés (MM. Hortefeux, Bockel et Novelli), en préalable à l’examen en séance publique vendredi 16 novembre. Vous trouverez ici l’introduction du rapport présenté par Henri Emmanuelli en (...)
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Dans le vacarme médiatique d’un début de quinquennat tapageur - dont le tempo s’étiolera ou lassera - la France vient de connaître une véritable « rupture » qui, curieusement, ne fait pas les gros titres. Elle concerne sa politique étrangère et « l’alignement » rapide de notre pays sur les positions des U.S.A.
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Plutôt que de pavoiser sur les résultats d’un sondage qui confirme la légitimité et de l’importance politique que les français accordent à l’aide publique au développement, le gouvernement devrait se pencher sur la réalité fort différente que décrit le Conseil d’Analyse Economique.
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